Selon une étude, les propriétaires de pick-up auraient un Q.I. nettement inférieur à la moyenne. Voici pourquoi.

Une révélation choc a eu lieu au sein de l’industrie automobile jeudi dernier en début d’après-midi. Les détaillants de camions de type pick-up ciblent leur clientèle en fonction de leur faible quotient intellectuel, selon l’agence QNI.

Jean-Sébastien Simard est directeur des ventes pour la compagnie Dodge. Il note que les clients souhaitant se procurer un pick-up ont un comportement différent des autres. D’entrée de jeu, Jean-Sébastien nous aborde avec cette citation percutante:

Si vous avez remarqué que, sur les routes, les conducteurs de pick-ups omettent leurs clignotants, changent de voie sans regarder leurs angles morts, stationnent leur camion dans la pelouse ou dans les zones réservées pour les personnes à mobilités réduites, eh bien ça veut dire que j’ai bien fait ma job.

En effet, la marque de commerce des détaillants de camions se base sur la grosseur des camions et une illusion de puissance que pourraient ressentir certains conducteurs plus sujets à succomber à ce genre de sentiment. Les commerçants désirent que leurs véhicules aient l’air plus forts que les autres. « Lorsqu’une vente est signée, on a confiance que d’autres conducteurs vont remarquer ce véhicule sur la route. Peut-être pas pour les bonnes raisons mais comme le dit l’adage: Parlez-en bien ou parlez-en mal, mais parlez-en ». Pour ce qui est de la vente, on comprend que l’on cible les chauffards. Mais est-ce que les fabricants de ces véhicules sont d’accord avec cette stratégie ou s’agit-il uniquement des vendeurs ? Nous avons donc rencontré Nathalie Desrosiers, relation de presse pour Ford Canada.

Madame Desrosiers a d’emblée voulu éclaircir un point: ce sont les vendeurs qui ont parti le bal. Et, selon elle, ils sont les mieux placés pour comprendre les besoins de la clientèle. Madame Desrosiers demeurait de glace à l’idée d’associer un barbare machiste à des véhicules performants et de bonne conception, à la portée de monsieur et madame tout le monde. « Mais soyons réalistes, dit-elle. Ceux qui achètent nos camions sont, la plupart du temps, de gros colons. On doit donc orienter nos publicités en conséquence. Le marché s’est formé de lui-même. Si tu vends des cigarettes, il y a de bonnes chances que ce soit les fumeurs qui vont acheter ton produit. »

Ceux qui achètent nos camions sont […] de gros colons.

C’est pourquoi madame Desrosiers a sommé les agences de publicités de retirer toute femme de leurs annonces. « Ce n’est pas un hasard que la narration des publicités de camions soit faite par un homme avec une grosse voix, comme Dan Bigras. Et il y a des directives claires afin qu’aucune femme n’apparaisse dans des publicités de pick-up. On ne veut pas que notre clientèle pense que c’est un char de fille. Ce qu’on veut, c’est de la grosse bouette sale, un gros camion qui se promène dans les cailloux, whatever, un mur de brique qui cède sous la traction du pick-up et le camion qui s’en sort, une explosion sortie de nulle part. Bref, on veut montrer du power. »

Dans la passion du moment, Madame Desrosiers nous a révélé un scoop: les prochaines publicités pourraient mettre en scène des requins ou des dinosaures.

5 Comments Posted

  1. Je l’ai toujours su, moi-même je magasine actuellement un Pick-up. J’ai même fabriqué un support pour fixer dans la boîte pour que je puisse installer mon siège de bébé pour mon ptit dernier….ça va être sur la coche.

  2. Étant le fier propriétaire d’un pick-up, je dois avouer que vous mettez le doigt sur une corde sensible. Je me suis toujours senti comme un gros colon mais personne le confirmais. Là je peux dormir en sachant que toute est ben correct, asteur.

    • Mon époux a un pick-up. Il est fort, robuste, pratique, dispendieux, a un beau look, un beau profil et attirant; cette description décrit assez bien son pick-up.

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